Problème foncier à Koutal Sérère: Les populations haussent le ton et exigent l’ouverture d’une enquête..

DÉCLARATION PUBLIQUE DU COLLECTIF DES HABITANTS DE KOUTAL SÉRÈRE

Face à l’injustice, le silence devient complicité. Nous, populations et exploitants de Koutal Sérère (Commune de Ndiaffate), crachons notre indignation face au pillage organisé de nos terres ancestrales.

Depuis des décennies, nos familles cultivent et protègent ces terres qui constituent notre unique moyen de subsistance. Aujourd’hui, sous le couvert d’un lotissement impopulaire, truffé d’incohérences et de manœuvres politiques, la mairesse Astou Ndiaye orchestre l’accaparement de notre patrimoine au profit d’intérêts privés extérieurs.

Les faits sont révoltants et les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Un commerçant basé à Touba, étranger à notre communauté, se voit attribuer 101 parcelles sur nos terres de culture.
D’autres spéculateurs s’octroient 36 parcelles ou plus, pendant que les enfants de Koutal Sérère sont privés de l’espace minimal pour bâtir leur avenir.
Plus grave encore, des acquéreurs se présentent sur nos sites en prétendant détenir des parcelles vendues par l’ancien commandant de la DSCOS de Kaolack, affirmant avec arrogance que « personne n’y peut rien ».

Nous posons publiquement la question : Qu’est-ce que ces spéculateurs, ces commerçants ou cet ancien commandant ont de plus méritant que des générations de paysans qui ont sué sang et eau sur cette terre ? Quelle loi républicaine dépouille le travailleur local pour enrichir le dignitaire ou le commerçant lointain ?

Ce projet de lotissement n’est pas du développement, c’est une humiliation. Que les autorités le sachent : nous n’accepterons jamais ce diktat. S’il faut nous jeter tous en prison ou nous tuer pour l’arbre et le champ de nos ancêtres, nous y sommes prêts. Notre dignité n’est pas à vendre.

Nous exigeons l’arrêt immédiat des travaux, l’annulation des attributions frauduleuses et l’ouverture d’une enquête indépendante sur la gestion foncière de la mairie de Ndiaffate.
Fait à Koutal Sérère.
La patrie ou la mort, nous défendrons nos terres. »