Pape Malick Ndour à Reubeuss: L’APR réclame sa libération immédiate

Pape Malick Ndour est désormais derrière les barreaux. Arrêté ce vendredi 15 Mai à son domicile aux environs de 15 heures, suite à une décision de la Cour suprême, il a été conduit à la Division des Investigations Criminelles (DIC) avant d’être transféré et écroué à la Maison d’arrêt de Rebeuss.

L’Alliance Pour la République (APR) a réagi avec véhémence à l’arrestation de Pape Malick Ndour, ancien coordonnateur du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), placé en détention dans le cadre d’une affaire judiciaire que le parti qualifie d’« arbitraire » et de « politiquement motivée ». Dans un communiqué rendu public ce vendredi, le Secrétariat Exécutif National de l’APR pointe des failles juridiques majeures dans les poursuites engagées contre son cadre. Le parti relève notamment que le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur lequel reposent les accusations daterait de 2018, alors que Pape Malick Ndour n’a pris ses fonctions au PRODAC qu’en juin 2019. Pour l’APR, cette incohérence chronologique suffit à invalider tout fondement sérieux aux charges retenues. Le parti conteste également la valeur probante du rapport d’expertise comptable utilisé comme base des poursuites, le jugeant « non contradictoire » et reposant sur des « affirmations manifestement contraires à la réalité ». L’APR ne s’en tient pas à la seule dimension juridique. Elle accuse directement le Premier ministre Ousmane Sonko d’être à l’origine de ce qu’elle qualifie de « prise d’otage », rappelant qu’il aurait été le premier à annoncer publiquement cette arrestation. Le parti y voit une opération délibérée visant à « démanteler » ses structures à quelques mois des élections locales, dénonçant une « criminalisation de l’opposition » et une stratégie d’« intimidation des responsables politiques ».